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Round

Grèce Antique
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Samedi 05 Avril 2008
après mai
Quand plus rien n’importe, plus rien. Quand le concours emporte tout. Je parviens à pleurer en faisant des fiches, je parviens à ne plus rien voir que quelques bouts de rue dans le noir, à ne plus penser qu’à ce but qui n’en est même plus un. Et je suis terrifiée, désemparée, j’ai peur qu’il ne m’aime plus pour quelques équations, que rien n’ait de sens, d’avoir tout fait plus rien. Je n’arrive plus à voir mon père et quand je me retrouve dans une rue animée je suis prise de panique. Que va-t-il se passer ?
Au fond, on reste toujours seul.
Ecrit par Dulces, à 18:16 dans la rubrique "Actualités".
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Samedi 15 Décembre 2007
et bientôt
Je pensais à une vie anesthésiée en écoutant de la musique classique. Il n’y a plus grand chose, le noir au réveil, le noir le soir. Injonctions, rêves et lendemain. La deuxième année est un tourbillon qui semble sans fin. Vite le trou noir !
Ecrit par Dulces, à 11:29 dans la rubrique "Actualités".
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Jeudi 01 Novembre 2007
s o s
Il était temps. Au bout de l’extrême, il y eut ces cinquante-huit appels sans raison, cinquante-huit en pleurant. Petite fille, encore une fois. Je me hais alors. « Instable » avait-elle dit. Vertige, tout peut s’effondrer, Papa, la prépa et que sais-je encore ne seront plus responsables. Moi, seule face au délire, à ce que je produis. Je ne veux pas détruire ça, alors pourquoi ? Pourquoi ai-je besoin de cris, de larmes, de cinéma ? Quand vais-je arrêter de jouer ?
J’ai tellement peur qu’il ne soit trop tard.
Ecrit par Dulces, à 20:25 dans la rubrique "Actualités".
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Samedi 22 Septembre 2007
and I do look back
Nous avons pleuré ensemble, nous avons baisé l’une à côté de l’autre, nous avons tout. J’ai pleuré seule, j’ai fait l’amour et j’ai survécu. À présent, j’écoute de la house larmoyante en pensant à quelques lettres que j’aimerais lui envoyer « babe I miss you ». Non, je n’ai plus ce trou à combler, du moins plus de la même manière. J’ai grandi, la vie se fait moins tragique. Je ne peux plus tout détruire sauf lui, je ne peux plus partir en claquant les portes, attendre toujours en éteignant mon téléphone. Partir, fuir au lieu d’affronter. Comme s’il fallait flamber tout ce qu’il y avait autour pour ne plus souffrir. « Autarcie » m’a-t-elle dit, c’était vrai. Autarcie du corps, autarcie de l’esprit n’effacent pas le néant. Essayons ? Une nouvelle fois…
Ecrit par Dulces, à 16:07 dans la rubrique "Actualités".
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Jeudi 30 Août 2007
I don't
Désespoir. Le vide m’angoisse, le néant pèse sur mes paupières. Je chancelle, seule. Je pleure, toute envie m’abandonne, comme toi. Je m’enfonce, aucune littérature russe ne parvient à combler l’absence, les heures, les nuits. Je ne veux plus d’une vie de rêves, je me sens attrapée. Vous parlez d’un équilibre, il n’y aura jamais que cette envie de s’échapper. Je ne peux plus continuer cette fuite vers l’avant, je n’ai plus de forces.
Il n’y a pas de wonderwall, ça n’existe pas. Il n’y a que moi et ce rien. Moi, mon corps, ces sanglots absurdes qui m’étouffent. « Il paraît que tu es très belle. »
Je n’ose pas m’exprimer, je me sens délirante et si prête de défaillir. De tomber, du rien au rien. Eternel recommencement, pas de condamnation si ce n’est la réalité. Je hais être larmoyante mais où est la joie ? Où es-tu ? Balzac, pamplemousse, promesse de l’avenir, cela suffit-il ? Quel présent ?

Ecrit par Dulces, à 19:48 dans la rubrique "Actualités".
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Mardi 21 Août 2007
wandering
Les mois d’Août sont toujours les mêmes. Vide, trop de temps, angoisse. Fin de l’amitié-passion, « tu m’énerves » ai-je calmement dit, et je suis partie. Clefs perdues, code effacé, je suis submergée et il apparaît. Ed*uard est là, à peine me prend-il dans ses bras que je suis bien. Je pleure en silence, doucement, et il semblerait qu’il m’aime.
Je m’enferme, je redeviens blanche, je me réfugie dans de sombres équations, de la littérature russe, pour m’occuper.
C’est fini, meilleures amies, c’est fini. Je ne ressens rien. Je ne comprends pas, lien coupé, et cette absence de haine, d’amour. Pas d’indifférence non plus. M’aime-t-elle ? Et moi ?
Comme si tout ce que je voulais, à présent, c’était de la distance.
Ecrit par Dulces, à 22:39 dans la rubrique "Actualités".
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Mercredi 01 Août 2007
pure morning
Je suis partie un mois et demi, consciemment ou non pour apprendre que there’s no place like home. Été plus ou moins décisif me semble-t-il. Je ne me sens plus seule, je ne pleure plus trop, et pourtant des bouffées de désespoir m’attrapent parfois…Je demande trop, j’ai besoin de trop, je ne sais pas. O. me hurle de cesser de me poser en victime, je ne parviens pas à le faire. Et je retombe dans mes réflexes enfantins, ne manger que des pommes en marchant nonchalamment dans la rue, dépenser sans regarder le montant. Est-ce là où je me sens le mieux, dans ma bulle parisienne où je regarde le défilé de filles évanescentes aux terrasses de cafés ?Il est là, ne comprend pas tout, essaie. Je me fais violence pour parler, m’ouvrir.
Je ne rêve que de silence, de campagne, de soleil virginal. Pourrai-je sortir de moi, un jour ?
Ecrit par Dulces, à 10:43 dans la rubrique "Actualités".
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Vendredi 15 Juin 2007
blind
Ensanglantée sous le baldaquin, les aboiements d’un chien m’éveillèrent. Suspendue à l’attente, j’aurais voulu que cela ne s’arrête jamais, mes paupières étaient toujours lourdes et ma tête meurtrie. Les appartements paternels me semblent désormais immenses comparés au dérisoire studio. Je ne me lasse pas pourtant d’écrire 750*5 et de penser que je pourrais vivre à l’ombre du Panthé*n des années durant sans avoir besoin d’en sortir, sans rien d’autre.
Il me semble parfois que nous ne formons qu’un, qu’il est moi et cela m’effraie. Alter ego, peut-être. Je touche sa peau et je ne trouve aucun écho. Je me sens seule avec lui car il n’est pas autre. Impression étrange, comme si son existence était évidente.
Les menaces me glissent dessus, je perçois en revanche une vague angoisse tapie sous mes cernes. Je pleure parfois pendant des cours de culture générale, je pleure sans bruit, cela ne m’empêche pas de me sentir mourir. Perchée sur une chaise, j’écris des démonstrations, mon corps entier tremble, le colleur me regarde à la dérobée.
Je joue à l’ingénue, je murmure au creux de l’oreille, nous faisons l’amour, enfin !
Comme si, finalement, c’était tout ce qui comptait…
Ecrit par Dulces, à 18:14 dans la rubrique "Actualités".
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Dimanche 03 Juin 2007
les fleurs
Je pensais que seule mon imagination pouvait créer la magie, et puis une nuit. Ma chambre dans les ténèbres et l’envie que cela ne s’arrête jamais. Son corps possède un pouvoir incroyable, je me sens submergée. Je ne cherche plus d’allégorie vivante, plus d’extrême, je me laisse porter par ce qui se passe. Comment est-ce arrivé ? Est-ce parce que c’est lui ? Est-ce moi ? Je n’ai même pas envie de savoir, et si je me contentais d’analyser des sujets de dissertation ?La vie n’est pas un livre, il n’y a pas à problématiser, pourquoi cela m’a-t-il pris dix-neuf ans pour comprendre ça ?
Ecrit par Dulces, à 10:44 dans la rubrique "Actualités".
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Samedi 02 Juin 2007
rane
Magie et vide. Rien, plus rien.
Une voix de nuit, la sueur et l’ineffable.
Les larmes au bout des cils, je ne sais que faire de moi.
Ecrit par Dulces, à 17:43 dans la rubrique "Actualités".
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Dimanche 27 Mai 2007
need
La bulle s’est doucement regonflée, rose savon. Le bonheur ou plutôt la bonne heure. L’évidence est apparue, j’ai tout, ses bras chassent l’angoisse.
Le stress persiste, les nuits sont pourtant moins chaotiques, les larmes se font plus rares, et je me sens presque déjà sur ma montagne parisienne. Le conc*urs blanc final me bouleverse encore, mais il est là. Certains slogans ne seront jamais vains…
J’ai toujours su que j’étais niaise, au fond.
Ecrit par Dulces, à 09:45 dans la rubrique "Actualités".
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Jeudi 17 Mai 2007
rose
Nous fîmes l’amour dans la fin de l’après-midi, la fenêtre ouverte sur quelques ambassades. C’était beau aux larmes.
Ecrit par Dulces, à 14:19 dans la rubrique "Actualités".
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